Liège-Bastogne-Liège
Article mis en ligne le 10 octobre 2014
par Yves LE ROY
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Liège-Bastogne-Liège
cyclo 2014
26/04/2014

Faute de pouvoir participer comme chaque année à la semaine « montagne », il me fallait trouver une compensation. L’idée de participer à une cyclo empruntant le parcours d’une compétition mythique germa dans ma tête en janvier.
Écartant les pavés, mon choix s’arrêta sur la doyenne : 279km300 avec 10 côtes présentant des pourcentages supérieurs à 10% et, pour trois d’entre elles 20%.
Participer à une telle épreuve nécessite une préparation sortant du train train habituel : sorties plus longues, plus fréquentes.
Je me suis présenté à Liège avec près de 5000 kms dans les jambes. Lors de la remise de mon dossard et de la puce le vendredi soir, j’ai pu me rendre compte de l’ambiance particulière régnant dans une telle cyclo : 47 nationalités étaient présentes au départ : beaucoup de belges, français, néerlandais, britanniques....
Après une nuit sans véritable sommeil, je me suis présenté à 6h30 au centre sportif de Naimette Xhovémont pour le départ. Avant de rejoindre la sortie de Liège, lieu de départ de la course des pros, il fallait se farcir la traversée de la ville avec de nombreux secteurs pavés et notamment une descente vertigineuse qui m’a conforté dans mes sentiments pour ce type de revêtement.
C’est avec soulagement que j’abordais la longue montée de plusieurs kilomètres à la sortie de la ville. Il y eut de nombreuses côtes de ce type, non répertoriées dans les 10 côtes classées : il en fallait bien pour arriver aux 4500 m de dénivelée annoncés.
Dans mon groupe figuraient six quimpérois de « Côté Corps », d’Ergué de de Leucémie Espoirs. Ils étaient venus en force, d’autres ayant choisi le circuit plus court.
Après 80 kms, les hostilités commencent avec la côte de la roche : 2900 m à 5,6% et un maxi de 10%. Une mise en bouche avant d’atteindre Bastogne, haut lieu de la guerre 39-45, de notoriété internationale pour son siège pendant la bataille des Ardennes en 1944. Pour moi, ce fut surtout l’occasion d’un premier ravito après 112 kms de parcours. Je fus conquis par la qualité et la variété des produits proposés à tel point que je me suis arrêté à tous les suivants.
Dans la côte de Saint Roch, avec ses 11% de moyenne et un passage à 20%, je constatais que mon 34x28 me laissait une marge de sécurité suffisante pour aborder avec optimisme les difficultés qui allaient s’enchaîner.
Dans la côte de Wanne, je me débarrassais d’un cyclo à big moustache belge qui me sapait le moral en me disant que tout ce qu’on avait fait n’était rien à côté de ce qui nous attendait.
Il est vrai qu’en 25 kms, on devait franchir les côtes de Wanne (KM 174 /2200m,7,5% et max de 13%), de Stockeu (km 183, 2300m,9,9% et max de 21%), de la Haute Levée (km185, 3500m,5,6% et max 12%) le col du Rosier (198km, 4500m,5,7% et max de 12%).
Après 25 kms de répit, on attaquait la dernière succession de côtes : celle réputée de la Redoute et ses inscriptions « phil » en l’honneur de Philippe GILBERT, enfant du pays (km 229, 1650m, 9,7% et max de 20%), la côte des Forges (km 242, 2600m, 5,1% et maxi donné à 22%, mais ils n’existent pas), la roche aux faucons (km 254, 1500m à 9,9% et max de 16%) et enfin aint Nicolas (km 268, 1400 m à 7,6% et max 13%).
C’est avec nostalgie que je grimpais la montée sur Ans, lieu de l’arrivée officielle.

L’aventure se terminait « déjà ». Il ne nous restait que cinq kilomètres
pour atteindre le complexe sportif de Naimette où j’arrivais à 17h10 alors que j ’avais donné rendez-vous à mon épouse à partir de 18h. En retirant les arrêts aux ravitaillements, ça faisait environ 10 h de selle, soit 28 km de moyenne.
Cette cyclo restera un très bon souvenir. Au départ, je déplorais l’absence de classement. Au final, je dirais que c’est préférable ainsi : moins de stress, un peu plus de respect du code de la route car nous avons dû respecter (ou pas) de nombreux feux rouges, pas d’affolement lors des arrêts aux ravitos, moins de prises de risques dans les pelotons...

Pour ceux que la distance rebuterait, il existe deux autres versions : une de 167 kms avec 7 côtes, et une petite de 85 kms. Nous étions 8005 en tout (2025 sur la grande, 4170 sur la moyenne et 1810 sur la petite). Au niveau touristique, le grand parcours présente l’avantage de traverser les Ardennes belges avec de magnifiques paysages de moyenne montagne.

Le lendemain, nous avons assisté au passage de la course des pros, à 900 m de l’arrivée : une belle ambiance mais moins grandiose qu’au tour et aucun intérêt au niveau du suivi de la course : je n’ai appris le nom du vainqueur qu’en allumant la TV à l’hôtel.

Pour ceux qui seraient intéressés : allez sur le site Liège Bastogne Liège challenge 2014 pour de plus amples informations.

Raymond SALIOU

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